Sciatique

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Le nerf sciatique (appelé aussi nerf ischiatique) est le plus long nerf du corps humain et celui ayant le plus gros diamètre. Il provient de plusieurs branches nerveuses au niveau de la colonne vertébrale, en particulier des racines des deux dernières vertèbres lombaires(L4 et L5) et des 3 premiers nerfs sacraux. Il poursuit ensuite son chemin au niveau de la fesse en passant sous l’arcade musculaire du piriforme, se prolonge à la face postérieure de la jambe et se divise au niveau du genou pour donner 2 nerfs qui viendront innerver le jambe et le pied.

Dans la lombosciatalgie telle qu’elle se présente communément, le patient ressent une douleur descendante qui affecte un seul côté de son corpsqui irradie depuis le bas du dos, en direction de la fesse, puis vers la partie postérieure de la jambe jusqu’au pied. Des sensations de décharges électriques ou bien de brûlures peuvent être ressenties sur le parcours. Suivant la racine nerveuse affectée, le trajet de la douleur peut varier légèrement.

Les 2 types de sciatiques les plus communes sont les sciatiques par hernie discale, et la sciatique par contracture du muscle piriforme.

Diagnostic

L’interrogatoire du patient est la première étape cherchant à caractériser la localisation des douleurs, son mode d’apparition, les circonstances déclenchantes, améliorantes ou aggravantes. Un examen clinique permettra de rechercher la localisation de la douleur initiale au niveau du dos, puis le trajet précis.  Le diagnostic peut être alors confirmé par une radiographie de la colonne vertébrale, un scanner ou une IRM qui indiquent le niveau de la souffrance nerveuse et parfois identifient une cause.

Il convient de savoir qu’un scanner bien réalisé est infaillible pour établir le diagnostic d’hernie discale. Si cette dernière n’est pas observée, inutile de poursuivre sur cette voie diagnostique.

Traitement

Les traitements dépendent de la gravité de l’atteinte du nerf sciatique et de sa cause.

La lombosciatique discale est une affection bénigne dont l’évolution naturelle se fait habituellement dans un délai variable vers la guérison. Elle dure en général entre 3 à 6 mois. Le but du traitement, avant tout médical, n’est que de hâter la guérison. Il associe le repos au début, les antalgiques et les anti-inflammatoires. Au décours de la crise, la kinésithérapie permet de remuscler le dos et d’éduquer le patient (gestes et positions à éviter, comment soulever une charge…).

Dans certains cas, un traitement chirurgical s’impose d’urgence :

  • Les sciatiques hyperalgiques (très douloureuses) ;
  • Les sciatiques déficitaires (c’est-à-dire avec paralysie) : marche impossible, hypotonie, amyotrophie…La chirurgie est nécessaire en raison d’une possible aggravation brutale et irréversible ;
  • Les sciatiques avec syndrome de la queue de cheval : douleur bilatérale, paralysie flasque des membres inférieurs avec amyotrophie (fonte musculaire) rapide, abolition des réflexes achilléens et rotuliens, abolition du réflexe anal avec hypotonie du sphincter, anesthésie en selle, troubles sphinctériens. L’intervention chirurgicale s’impose d’urgence en raison du risque majeur de séquelles (troubles sphinctériens).

A noter que depuis quelques années, l’injection intradiscale d’un gel d’éthanol radioguidée est une alternative à la chirurgie.

Kinésithérapie

La kinésithérapie peut permettre de renforcer la musculature du dos, des abdominaux et assouplir le corps. Elle permet également d’apprendre à éviter les gestes dangereux. Le kinésithérapeute conseille également des exercices qui peuvent s’effectuer chez soi.

Traitement orthopédique

Une contention lombaire, la pose d’un corset ou d’une ceinture de soutien lombaire, peut être proposée.

Les semelles orthopédiques peuvent être un excellent complément pour diminuer la douleur en cas de sciatique aigue en provoquant mécaniquement une décompression du nerf sciatique.

Quel que soit le type de sciatique, il est impératif de trouver la cause de la compression nerveuse, et d’essayer d’agir dessus. Un bilan podologique et postural permet de mettre le doigt sur la ou les dysfonctions à traiter.

L’acupuncture et l’ostéopathie peuvent être un bon complément pour faire céder plus rapidement la douleur.

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